Être fille-mère en 1913

« Fille mère, sans travail, proie toute indiquée au trottoir et à la prison. Éternel calvaire ».

« Il n’y a pas d’un côté les saintes et de l’autre les pécheresses ».

« Dans la rue, une automobile de maître passe. Dans la voiture, une femme élégante tient un caniche frisé sur les genoux.
C’est pour payer ce luxe, que dans les usines, des malheureux peinent et agonisent.
C’est pour préserver cette vertu que les sans-pains s’offrent le soir venu.
Et les honnêtes femmes pomponnent les caniches, tandis que les petits des pauvres n’ont pas de lait ».

Marcelle Capy
Extraits de : La vie tragique d’une fille-mère, septembre 1913

http://www.marievictoirelouis.net/index.php?id=61&auteurid=

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