Monographie de Maria Pognon

 » MARIA POGNON, UNE FRONDEUSE À LA TRIBUNE « , Dominique Segalen, Éditions DETRAD aVs, 2015.

Préface de Michel Meley, Président du Conseil National de la Fédération Française.

Deuxième monographie de l’un des membres fondateurs du Droit Humain après celle de Marie Béquet de Vienne, cet ouvrage sur l’engagement passionné de Maria Pognon en faveur des droits civils et civiques des femmes plonge le lecteur au coeur de combats féministes souvent impitoyables et donne vie à ce personnage touchant au fort caractère.

Le récit étayé par de nombreux documents d’archives, articles de presse ou interventions publiques, révèle l’ampleur d’un mouvement magnifiquement organisé semblable à nos actuels réseaux sociaux.

L’ambiance des premiers congrès féministes internationaux, les dialogues sans détours, les anecdotes cocasses, donnent le ton sans occulter l’importance des enjeux, des obstacles ou des résultats obtenus.

Peut-on écouter sans ciller les députés et les sénateurs célébrer la liberté, l’égalité, la fraternité, lorsque l’on est en incapacité juridique et civique, disposant d’aussi peu de droits que les enfants, les fous ou les criminels ?

Comment surmonter sa frustration lorsque l’on est évincé des discussions et décisions importantes concernant son couple, sa famille, son quartier, sa ville ? L’idée d’un suffrage universel « masculin » est-elle acceptable si l’on fait partie de l’autre moitié des citoyens, celle qui n’est jamais consultée ?

Maria Pognon et ses amies féministes – aux côtés de Maria Deraismes, grande figure du féminisme réformateur, et de Georges Martin qui construira l’obédience mixte et internationale Le Droit Humain – ont vécu ces injustices et tenté d’apporter des réponses pertinentes à la prétendue « infériorité » des femmes.

Journaliste, socialiste, présidente de la Ligue pour le droit des femmes et membre du Conseil d’administration de la Société française d’arbitrage entre nations, Maria Pognon participe entre 1889 et 1904 au long combat pour l’émancipation féminine sous la IIIe République, comme les autres membres fondateurs de la première Loge mixte en France, à l’origine de l’Ordre Maçonnique Mixte International Le Droit Humain.
Ce récit révèle son parcours, reconstitué d’après de nombreux documents d’époque.

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